Accueil
Le collectif
La pétition
Signer la pétition
Les signataires
La "stonda corsa"
Les dates
Contacts

J’ai pleinement conscience :

 

- que la langue corse est la langue des corses et de la Corse.

 

- que la langue corse fait partie du patrimoine de l’humanité.

 

- qu’aujourd’hui cette langue ne s’entend pour ainsi dire plus dans la rue.

 

- que la situation nous impose d’agir maintenant !...

 

pour espérer en voir les fruits d’ici au moins une génération.

 

C’est pourquoi, en signant cette pétition :

 

- je m’engage à faire de mon mieux pour que la langue corse retrouve sa place naturelle dans la société,

 

- je demande aux Collectivités et à l’Etat :


avant tout :

 

1. langue corse, langue officielle
(explications)

 

2. immersion pour les écoles maternelles et bilinguisme du primaire à l’université
(explications)

 

3. créer un pôle de formateurs nombreux et compétents
(explications)

 

4. assurer une formation conséquente obligatoire pour tous les personnels de toutes les entreprises
(explications)

 

5. proposer une formation pour les sans-emploi, les retraités et les membres de la diaspora
(explications)

 

et aussi :

 

6. inscrire la langue corse dans les formations et les concours insulaires
(explications)

 

7. mobiliser les membres de la diaspora
(explications)

 

8. une radio et une TV en langue corse
(explications)

 

9. favoriser l’usage de la langue corse à l’intérieur des médias privés
(explications)

 

10. soutenir les activités culturelles en langue corse
(explications)

 

11. traduire les oeuvres littéraires de renom, les films à succès…
(explications)

 

12. toponymie et signalisation routière uniquement en langue corse
(explications)

 

13. les cartes IGN et le cadastre uniquement en langue corse
(explications)

 

14.signalétique communale et autres avec une écriture bilingue
(explications)

 

15. conduire à l’installation d’une signalétique corse dans le monde économique
(explications)

 

16. créer un office de la langue corse
(explications)

 

     
1. langue corse, langue officielle. Il s’agit de donner un statut à la langue corse pour établir, par la voie législative, la parité du corse avec le français. Le but est de lever tous les obstacles à la construction d’une société bilingue et de pouvoir réaliser la politique linguistique qui en découle.
2. immersion dans les écoles maternelles et bilinguisme du primaire à l’université. Il s’agit de généraliser le corse dans l’éducation. D’abord, en plongeant les plus petits dans un bain linguistique total ; ensuite, en installant un bilinguisme ; le corse n’est alors plus seulement un objet d’enseignement mais aussi un instrument pour enseigner toutes les matières.
3. créer un pôle de formateurs nombreux et compétents. L’objectif, pour introduire la langue dans chaque secteur de la société, est de pouvoir compter sur des personnes d’un haut niveau de compétence en langue corse, de les répartir sur tout le territoire insulaire, au plus prêt des gens à former.
4. assurer une formation conséquente obligatoire pour tous les personnels de toutes les entreprises. L’obligation est la seule manière de définir un cadre d’apprentissage efficace qui va toucher un maximum de personnes. Cette formation demande un soutien financier et humain considérable. Plusieurs années seront nécessaires pour l’étendre à toutes les entreprises. Il est donc indispensable de commencer au plus tôt.
5. proposer une formation pour les sans-emploi, les retraités et les membres de la diaspora. Cette disposition signifie à la fois d’initier, d’encourager la demande et de pouvoir la satisfaire en mobilisant les formateurs sur l’île et hors de l’île.
6. inscrire la langue corse dans les formations et les concours de l’île. Il s’agit d’introduire le corse dans toutes les formations qui sont dispensées sur l’île par divers organismes (GRETA, Lycée maritime, Lycée agricole…). Comme pour les autres matières la langue corse doit être soumise à un examen dans les concours réalisés dans l’île (concours de la fonction publique territoriale, concours d’infirmière…). Cette mesure aura l’intérêt d’alléger la formation à l’intérieur de l’entreprise et de constituer un contingent de personnes qui dès leur recrutement pourront adopter le corse dans leurs relations avec le public.
7. mobiliser les corses de la diaspora. Un certain nombre de membres de la diaspora a toujours un fort sentiment d’appartenance à la communauté corse. Nombreux sont ceux qui possèdent une connaissance de la langue. De fait, la diaspora constitue une ressource, qui peut venir renforcer l’élan que nous nous devons d’impulser, si nous voulons vraiment que la langue corse vive. Il apparaît donc nécessaire d’intensifier les échanges avec eux de façon à conforter le lien entre tous et à leur offrir davantage d’occasions de pratiquer la langue corse. Pour cela, il convient évidemment de s’appuyer sur le réseau existant des associations des corses de l’extérieur.
8. une radio et une TV en langue corse. Il s’agit de transformer progressivement RCFM et France 3 Corse Via Stella en médias d’expression majoritairement en langue corse, de façon à créer un espace public consacré à la langue corse au milieu d’un paysage audiovisuel d’expression française ou autre…
9. favoriser l’utilisation de la langue corse dans les médias privés. L’objectif est d’aider à la création de programmes en langue corse par le biais de mesures incitatives (financières, soutien à la promotion ou à la constitution de dossiers…).
10. soutenir l’activité culturelle en langue corse. Cette aide concerne la littérature, le théâtre, le chant, le cinéma, la conservation du patrimoine… Elle peut revêtir différentes formes de l’aide financière à la création, à la promotion des produits culturels, de la mise à disposition de lieux de spectacles aux facilités de transport pour permettre à la culture corse de s’exporter.
11. traduire les oeuvres littéraires de renom, les films à succès… La traduction peut toucher de nombreux domaines : les livres pour les plus petits, les romans étudiés en classe, les œuvres littéraires connues, les films à succès… Il est clair que la traduction, au-delà du seul domaine culturel, touche aussi tous les actes administratifs. La traduction serait en fait une manière de valoriser la langue, de lui permettre de conquérir de nouveaux espaces et de contribuer à son apprentissage.
12. toponymie et code de la route uniquement en langue corse. Pour les noms de lieux, une écriture uniquement en langue corse est amplement suffisante. Cette mesure permettrait le respect d’un héritage culturel et faciliterait la lecture des panneaux d’orientation. Quant au code de la route, les dessins et graphiques constituent un langage international compréhensible de tous ; il est donc possible, en accompagnement de ses dessins, de se satisfaire d’une écriture uniquement en langue corse.
13. les cartes IGN et le cadastre uniquement en langue corse. Cette mesure établie une correspondance logique avec la mise en place d’une toponymie en langue corse. Elle conduit aussi à adapter le dictionnaire des communes en langue corse.
14. signalétique communale et autres avec une écriture bilingue. Cette signalétique concerne les panneaux d’orientation et d’information des collectivités, des services administratifs, touristiques et culturels et des plateformes de transport… L’écriture peut être seulement en corse ou bien bilingue quand une difficulté de compréhension apparaît.
15. conduire à l’installation d’une signalétique corse dans le monde économique. Cette signalétique participerait à étendre la présence visuelle de la langue corse. Plus que des mesures financières, il est possible d’imaginer de faire appel à des traducteurs ou encore de prendre en compte la langue corse dans un label qui reconnaît la qualité et la spécificité des produits insulaires.
16. créer un office de la langue corse. Il s’agirait d’une structure chargée de coordonner les mesures nécessaires à la mise en œuvre de la politique linguistique. Cet office assurerait aussi la promotion de sa politique pour encourager le peuple à se mobiliser pour sa langue. Il veillerait enfin au respect du calendrier retenu et contrôlerait régulièrement la santé de la langue pour éventuellement adapter les mesures.